Itinérant dans les alpes du sud – BIENVENUE AU PAYS DU PARAPENTE

On se retrouve vendredi 12/09 soir à Grenoble autour d’un gratin de ravioles made by Isa, à cinq, un savant mélange de lyonnais, grenobloise et dijonnais.

Partis samedi matin, on prend la direction de Ancelle, au Nord Est de Gap, au milieu du parc national des Écrins.

la butte d’Ancelle

Petite marche d’approche, casse croûte et c’est partis pour un premier vol de mise en jambe ! Dam’s tente de poser dans le tas de fumier devant l’atterro sans y parvenir, et Isa décolle avec une méchante cravate qui l’obligera à vacher chez un paysans hostile, sous le vent de son hangar.

Bon, tout va bien, c’est le début.

Will à l’atterrissage

Cap sur St Vincent les Forts, pour un vol du soir, toutes les conditions sont réunies selon notre expert en météorologie, Thib.

On arrive sur place, le spot est magnifique, la restit’ est en place, ça ronfle au déco mais la masse d’air s’apparente à de l’huile de massage très douce.. Alors on y go ! On vole une petite heure au dessus du pigeonnier, du village, et d’un barbecue qui déclenche des petits thermiques. Isa met tout le monde à l’amende en se plaçant 50 mètres au dessus, se la coule douce et nous toise depuis la haut !

Saint Vincent

La repose au déco est un chouilla technique mais ça passe ! Big up Dam’s !

C’est vraiment chouette, c’est un vol qui nous mets tous dans le bain et de bonne humeur, un premier merci à l’équipe qui nous fait découvrir cet endroit !

Bref, s’en suit un bel apéro et surtout un poulet aux olives concocter par Isa, une dinguerie gustative.

Apéro !!! A la vôtre…

Nuit au camping, inertie du matin, on se retrouve non loin de là, à Montclar, grâce au remontées mécaniques. Il est tout de même 12h30, ça commence à ronfler et à déclencher.
Ça fait un peu tard selon moi, selon mon niveau mais les autres sont confiants. Pierrot enroule des briques, Dam décolle et trace pépère à l’attero, Isa trouve ça un peu trop dégueu à son goût, et moi je traverse quelques bulles qui me secouent comme jaja, c’était pas évident mais enrichissant .

Thib tente de partir en cross mais les nuages en décideront autrement, il finit en PTI à l’attero, mains dans les poulies !

Le déco de Montclar

On avait prévu de voler à St Vincent le soir mais le vent n’est pas au rendez vous, ou de travers, accompagné de nuages qui dégomment la moindre pulsion thermo-dynamique. On hésite, un créneau s’ouvre Pierrot, lance le mouvement, tient 5 minutes et tous ceux qui l’ont suivi se retrouvent en bas !

On décide de partir le lendemain vers Mévouillon, un endroit qu’Isa tenait à nous faire découvrir. On retrouve alors Oliv en plein milieu des Baronnies Provençales, l’équipe est presque au complet.

Bergiès Sud, on arrive, après être passé étudier l’attero. Déco falaise, 600 mètres de gaz, très joli vol. Deuxième rotation, 11h 11h30, j’enroule mon premier thermique (deux tours) je suis refait. Thib monte des parpaings, frise le plaf à 2500 et commence à crosser !

Le soir, on va voler sur la montagne du Buc, très bel endroit pour voler en restit.

C’est alors, qu’en pleine lancé dans le chemin pentu et chaotique, encore ivres des vols du matin, assoiffés par le vol de restit promis par Isa, c’est alors que la biellette de boite de vitesse de notre voiture casse et nous voici immobilisés, dans cette montée, au point mort, à deux doigts de voler…

NOOOONN !

(la biellette en question avait déjà subie une réparation à la colle PU 6 mois avant. Pas mal pour de la colle..)

Bref, voiture dijonnaise, Pierrot n’est pas vraiment inquiet, ça se répare dit-il.

C’était sans compter sur l’homme prodigue, l’homme providentiel, Jésus himself qui conduit son tracteur rouge à la cool, et qui vient dans notre direction. On était tanké quasiment devant sa ferme.

Souriant comme jamais, il nous dit « pas de soucis ne vous gênez pas » et encore «  sinon c’est quoi votre panne ? » puis « ah c’est la biellette de boite, attend voir j’en ai sûrement une qui traîne, c’est quoi ton moteur un Peugeot 1,9l d ouais ben presque sur que j’en ai une tiens viens avec moi on va voir ! » Aaah diiingue on en croit pas nos yeux et nos oreilles mais la voiture est réparée trois-quarts d’heure plus tard…

Nous voici donc à Buc, parés au décollage.

C’est un chouilla de travers, mais ça le fait. Thib décolle en premier, gratte et s’envoie en l’air. Oliv arrive en haut et dit que ce sera plus axé plus haut, au troisième déco. En effet c’est plus axé mais qu’est ce que ça ronfle ! « maais nooon » dit-il, « t’inquiète je fais l’ancre pour ton déco si tu veux »

Oui, avec plaisir, il me lâche et je pars à la vertical, du +6 intégré ! Très beau vol pour tous ceux qui ont volé. Bivouac sur place entre brebis et patous,

Buc, ses brebis et ses patous

Le lendemain, on prend les mêmes et on recommence mais avec une seule rotation à Bergiès pour un vol thermique légèrement sous le vent de l’ouest qui pointe son nez. Du coup, on part tôt à Buc pour espérer un vol thermique en début d’après-midi. Thibault monte le premier, assez vite rejoins par Isa. Il décolle vers 15h au niveau du 3ème décollage dans un creux au milieu du vent fort… ça a l’air franchement moche, thermiques couchés, extraction difficile. Isa attend… attend… attend… Thibault pose.

Thibault en approche

Isa attend… attend… attend… que ça baisse puis redescend au déco 2 puis à l’arbre à Jacques où elle finit par décoller vers 19h avec Pierrot et Will qui sont montés à pieds entre temps. A force d’attendre, ça finit par être trop tard. Pas mal de pilote font un tas mais Isa arrive à grappiller mètre par mètre jusqu’à sortir au dessus de la crête. Elle reste 1 bonne heure à faire l’essuie-glace en gardant un œil sur Dam’s qui rame à démêler son aile et finit par décoller. Isa pose la dernière, aux anges.

Apéro, dîner et Julien nous rejoint dans la soirée. Ça y est l’équipe est toqua, ich !

Le lendemain, Dam part pour une rando jusqu’au décollage de la veille avant même de boire un café. Il a perdu l’antenne de sa radio. On cherche un plan B avec une radio d’occasion à l’école mais on a pas de bol et la radio prendra un faux contact dès le premier vol. Que cela ne tienne, on vole !

Cette fois on décolle depuis Bergiès Nord, on fait quelques exercices de tangage, oreilles, roulis et consorts, c’est vraiment cool, avec Isa qui se fait quelques cheveux blancs à l’attero (encore merci à elle et à Thib et Oliv)

Oh la belle antenne !

On casse la croûte, hho calme, on règle la fin de l’histoire de la radio, puis on décide de partir en direction de la Mecque, aka St André des Alpes, munis de son panneau en 4 par 3 « BIENVENUE AU PAYS DU PARAPENTE » Dinguerie !

La Mecque

Vol du soir ? Non, orage et pluie diluvienne. On se remonte le moral avec une douche chaude sponso par karcher puis on installe le campement.

Météo pas toujours simple…

S’en suivent l’achat d’une nouvelle radio d’occasion à l’antenne originale, de très beaux vols du matin, quelques exercices, une pinte gagnée par Julien pour son posé sur la cible, un cross de 70 bornes pour Thib qui revient avec un sourire aussi large que les vallées qu’il a traversées.

Le lendemain, deuxième session de vol du matin, on pose tous hyper contents. Midi, départ pour les crosseux, Isa, Oliv et Thib se battent pour trouver une place, Oliv se fait niquer une prio et se retrouve out, Isa se prend un pétard du diable et choisis de venir poser, Thibault revient en disant que la masse d’air n’est pas accueillante.

On envisage un vol du soir sur le déco Ouest, mais le vent est de travers, ça ne marchera pas. Sauf pour quelques biplaceurs-forceurs qui ne rateront pas l’occasion de faire goûter à leurs clients les sapins… Miam! Bref

Mais non l’aile du bi n’est pas perpendiculaire au déco !

Il est temps pour nous de mettre les voiles, ici la météo se dégrade. Cap sur le lac de Serre Ponçon pour un barbecue sur le terrain de Pierrot. On vole pas de la journée mais on trouve de quoi s’occuper ; sieste, baignade, ballade et fléchettes…

Cible !

Cela nous emmène doucement mais sûrement vers une belle soirée pizza cuite au feu de bois, quelques bières, hho calme, jusqu’à épuisement. Bonne nuit !

Miam…

Ça sent la fin, on est dimanche, Thib cherche un spot pour un dernier vol avant qu’on se sépare tous, on se dirige alors vers la montagne du Connex. Mais elle occupée par des militaires, faisant partis de la « grande opération » baccarat qui sert à on ne sait quoi, bref à priori on peut voler mais il se fait déjà tard ça commence développer pas mal, il y a des hélicos de l’armée dans la vallée en face, ça sent pas très bon, on renonce.

Casse croûte et cours de boomerang, Thib essaye de nous apprendre à casser les vitres des camions de Dam et de Julien en un seul lancé. Ça a failli.

D’une pierre 2 coups… ou presque

On se remet sur la route direction Gre pour un dernier café chez Isa, et puis…ciao les parapotes !

Bouh, c’est fini… On repart quand ?

Un gros merci à Isa, Thibault, Olivier pour leurs conseils, praticopratiques, théoriques, météorologiques, pour leur patience et leur envie de partager. On est chanceux quand même.
Un gros bigup à Dams Julien et Pierrot pour leur présence, on a formé une belle équipe de pioupious.

W.
Le parapente ça vous gagne !

et ça fatigue aussi